S’ouvrir à la souffrance physique?

Mais comment peut-on être assez bête pour utiliser le mot « accueil » pour parler de la douleur? Nous commençons bille en tête car là certains vont vraiment trop loin! En effet, il suffit de taper « accueillir la douleur » sur internet pour trouver des sites, des articles et même des livres qui utilisent ces termes ensemble. Comment peut-on écrire de telles choses en gardant son sérieux et qu’est-ce que cela dit de notre société? Tout un programme.

Le bannissement de la douleur

Du dentiste à l’accouchement la douleur est aujourd’hui proscrite. pourtant il existe toujours des moments où il n’est pas possible de l’éviter car si nous sommes d’accord pour dire que l’invention de l’anesthésie pour arracher les dents est une bénédiction, nous devons aussi avouer qu’il y aura toujours des moments difficiles à passer dans nos vies. Là nous sommes tous d’accord. Par contre, quand nous entendons qu’il faut « accueillir la douleur » alors là, c’est vraiment n’importe quoi! Ce qui ne va pas c’est le terme d’accueil comme si il fallait lui faire une place dans sa vie, seulement les choses sont un petit peu plus compliquées que cela.

Ne pas tomber dans les extrêmes

Ce qui ne va pas avec ce dernier concept c’est que l’on ne fait pas que sous-entendre qu’il faut apprivoiser la douleur mais qu’il faut lui offrir une place. Non, il ne faut pas, il faut se battre contre elle, la rejeter de toutes nos forces, travailler encore et encore à son bannissement, c’est cela qu’il faut faire. Il ne faut pas sombrer dans la passivité car ne se laisser faire c’est mourir un peu alors que ce battre c’est montrer que l’on est encore vivant.

Pourquoi ces concepts?

Laisser la parole à tout une kyrielle de non-spécialistes est bien-entendu la porte ouverte aux approximations mais pas seulement, c’est aussi quelque chose qui nous fait parler et discuter de manière différentes avec des expressions toutes faites et des concepts que l’on pense vrai juste parce qu’ils sonnent de manière douce à nos oreilles. Il n’en est rien! Le survole continuel dans lequel nous nous laissons allé nous fait souvent croire en des choses qui n’existent pas. Il est bien plus intelligent de prendre le temps. Oui, c’est une chose énorme en ses temps où l’information circule à toute vitesse et pourtant il faut prendre le temps. Il faut penser un peu avec son cerveau plutôt que de laisser des gourous et des pseudo-spécialistes le faire à notre place. Ainsi on évitera de tomber dans certains écueils. Rapporté à la douleur, cette idée est tout à fait valable car elle nous ainsi à nous mettre à l’écoute de notre corps et de chercher des solutions pour nous battre contre ce qui nous fait mal et vaincre cette douleur plutôt que de chercher des réponses dans des théories qui ne correspondent en rien à ce que nous vivons.