Entrer dans les ordres

Le fait de se faire sœur, prêtre, ou moine n’est pas une chose anodine du tout. Sans faire de mauvaise psychologie, qu’est ce qui peut poser quelqu’un à croire assez pour mettre sa vie entière au service de sa foi? Voilà une chose très intéressante pour nous puisque nous voyons bien en quoi cela peut nous aider à comprendre les choses de la religion et de l’ésotérisme.

Le témoignage des gens de foi

Tous tiennent à peu près le même discours quand on leur demande ce qui les a fait rentrer dans les ordres. Ils disent tous qu’ils ont reçu un appel, une sorte d’évidence s’est imposée à eux et ils n’ont pas pu faire autre chose que d’y répondre.

Quand on leur demande si ce n’est pas difficile de renoncer à tout, ils disent que non et que c’est une chose qui va de soi, que l’amour de Dieu remplace tous les autres.

Petit bémol

N’oublions pas que la vie monastique est très réglée et que les conséquences sur le corps sont très nombreuses. Mais ces conséquences de fatigue ne sont rien en comparaison de celles qui concernent l’esprit car lui aussi prend un rythme qui n’est pas anodin pour la croyance. En effet, la multiplication des moments de prières et les travaux de la communauté font que finalement l’esprit n’a pas tellement le temps de réfléchir à sa condition.
Mais ce n’est pas cela le plus important, ce qui compte c’est de voir que les personnes sont touchées par la foi, elles ressentent une envie irrésistible de faire cela.

Pas si nombreuses dans la religion catholique

Oui, c’est le constat que nous faisons aujourd’hui. De plus en plus de gens se tournent vers d’autres branches du christianisme moins rigoristes. En effet, l’interdiction de se marier, l’extrême encadrement de la vie des prêtres ou monacale fait que les candidats sont de moins en moins nombreux à postuler à cette fonction.

La question de la croyance

Nous parlons de cela presque comme d’un moyen de mesurer sa foi. En effet, chez les catholiques, tous ces sacrifices sont une manière de montrer que l’on croit? Peut-être. Ce qui compte c’est de voir qu’il appartient à chacun de mettre le curseur sur le point de sa croyance. Il est clair que les choses ne sont pas si simples, il faut faire attention à ne pas s’aveugler car certaines personnes qui croient semblent par ailleurs si hermétiques qu’elles en deviennent difficiles à suivre et on ne peut plus leur parler. Nous savons que dans toute croyance il y a une part d’irrationnel mais cette part ne doit pas être dominante.