La notion de moi en psychanalyse

C’est une notion de la psychologie freudienne qui est elle aussi remise en cause. Aujourd’hui nous nous rendons compte que c’est tout le freudisme qui est remis en question car si les notions sont les premières visées c’est même l’homme avec les révélations de Michel Onfray qui sont maintenant égratigné, sur lequel du moins on apporte un éclairage différent. Mais le sujet qui nous intéresse aujourd’hui est celui du moi qui est un des piliers de la psychanalyse mais serait-il bâtit sur du sable?

Pour faire court

Ce que l’on entend la plupart du temps par la notion de moi c’est la personnalité visible, ce qui nous caractérise quand nous sommes éveillés. Cette notion ne peut pas aller seule puisqu’elle à besoin d’instances de contrôle et de canalisation pour exister. Du moins c’est ce que nous dit Freud.

Pourquoi cette notion est elle idiote?

Quoi? Comment? Un tel qualificatif pour une telle notion? Eh, oui, il en fallait bien un et celui-ci colle parfaitement il faut l’avouer. Ce qui se passe avec cette vision de la psychanalyse c’est d’abord le rapport à l’enfance et celui à la sexualité. Le problème est qu’en se focalisant là dessus on en oublie de nombreux critères qui font un caractère. On oublie ici les critères environnementaux, les critères familiaux qui influencent un cerveau au fur et à mesure de sa vie. En effet, nous nous construisons tous les jours par l’expérience et non pas seulement par l’enfance et la sexualité.

Le moi est surtout une notion idiote car elle considère que nous ne sommes ce que nous sommes que parce qu’il existe en nous une part inconsciente. C’est cette seconde notion qui est la plus difficile à comprendre car si on dit que sans partie cachée il n’y a pas de partie visible alors c’est que l’on considère comme acquise l’idée que l’inconscient existe alors que non. Il n’y a pas deux grandes parties en nous mais une grande personnalité avec sa complexité et ses secrets. Mais dire qu’il y a en nous une part d’inconscient qui est une sorte de code caché qu’il faut décrypter pour comprendre le moi ne peut que mener à faire fausse route car on ne peut pas tout expliquer de la sorte.

Alors qu’elle est la vérité?

La vérité est en réalité sans doute beaucoup plus simple. Comme nous l’avons évoqué plus haut, nos sommes une suite d’événements vécus et de décisions prises en fonction des situation et de notre caractère. Le seul moi n’est pas nous. Ce qui est nous c’est notre caractère allié à notre manière d’interagir avec notre environnement. la notion de moi est donc sans intérêt car non seulement elle ne permet pas de tout expliquer mais en plus elle nous emmène sur une mauvaise voie avec son cortège de concepts qui lui sont rattachés.

Une manière de compliquer les choses

Le fait de vouloir tout compliquer comme cela pour expliquer est plutôt symptomatique d’un ego surdimensionné car en réalité le fait de ne pas vouloir être compris des masses est à ce point élitiste que l’on peut se demander si cela grandit ceux qui conçoivent ses obscures théories. Une chose est certaine, c’est que quand on ressent le besoin de se cacher derrière des mots compliqués pour pourvoir exister c’est qu’on est tout sauf humaniste…

A lire sur le moi l’excellent livre des Presses Universitaires de France qui aborde très bien le sujet.