Quand la famille devient un poids, comment faire?

Il est rare que l’on prenne conscience de ce genre de chose car quand on baigne dans un environnement donné depuis sa plus tendre enfance il n’est pas simple de prendre du recul sur celui-ci. Pourtant, il apparaît que certains en ressentent le besoin car à force de traîner avec des gens d’un milieu donné, ils arrivent à se sentir étrangers à ce milieu. Cette remarque est valable pour tous les milieux. Des bourgeois aspirent à une vie plus simple, des gens issues de familles défavorisées rêvent de livres et de carrière. Ce qui se passe c’est une prise de conscience de n’être pas né au bon endroit et que pour s’épanouir dans la vie, il faut se sortir de cette place qui nous a été donnée mais peut-être pas imposée.

Où sommes nous?

Bien des gens font ce genre de réflexion après un voyage ou un petit peu plus jeune en entrant à l’école. Le plus souvent c’est le choc culturel qui fait changer les choses d’où le déclic lors des voyages. Ce qui se passe c’est qu’au contact d’une autre culture les gens se rendent compte ce de ce qu’ils sont et se remettent en question. Parfois les rencontres agissent comme un miroir.

Le fait de savoir où nous sommes devient alors une chose qui peut déranger et qui peut d’un seul coup expliquer pourquoi nous avions telle ou telle gêne, pourquoi nous n’arrivons pas à avancer. Vivre de la terre quand on est issue d’un milieu aisé n’est pas toujours simple mais si c’est notre choix, alors nous devons le faire pour notre bien.

Impossible de tout faire sans casse mais…

Il y aura toujours des gens pour nous barrer la route et les pires se trouveront le plus souvent dans notre propre camp. Cela est dû à la jalousie et à l’étroitesse naturelle de l’esprit humain. Quand on veut se sortir de sa condition de pauvre, il y aura toujours au moins une personne pour nous en dissuader. Combien de fils ont dû se battre contre leur père pour faire accepter un changement de cap? Cela fait partie de la vie.

Ce qu’il ne faut surtout pas faire c’est prendre les gens de haut avant et après son changement de cap.

Si on prend ses distances par le mépris alors on ne mérite pas de s’élever et d’ailleurs il y a de fortes chances pour qu’on y arrive pas.
Ensuite, il ne faut pas se couper de ses racines, sauf des plus pourries car parfois on se rend compte que c’est nécessaire. Mais mis à part certains cas extrêmes il ne faut surtout pas perdre de vue d’où l’on vient et pourquoi on fait les choses. Nous faisons avant tout les choses pour notre propre bien-être mais pas pour écraser tout le monde ou faire celui ou celle qui ne reconnaît plus son ancien milieu. Non, il faut faire de ses faiblesses une force qui nous fera grandir et nous épanouir.