La divination dans l’antiquité romaine

On éssayait déjà de prédire l’avenir dans le monde romain. A cette époque, plus violente qu’aujourd’hui, il n’était pas rare de chercher à connaître le futur par l’étude de cadavres d’animaux sacrifiés. Mais si cet aspect est le plus spectaculaire, ce n’est cependant pas le seul car on pratiquait la voyance autrement qu’en tuant.

Des outils variés

Les livres sibyllins étaient un des premiers outils, on y cherchaient de grands présages, des présages d’ordre général par exemple sur l’avenir de la ville, du pays… Mais on utilisait aussi des aimaux, qu’on ne tuait pas toujours comme par exemple les poules que l’on regardait picorer pour savoir si le présage était positif ou pas. Imaginons par exemple un général partant à l’armée, il allait voir les devins et leur demandait si il allait lui arriver malheur ou non, si sa campagne se passerait bien. Pour cela le devin observait la manière dont le volatile picorait et en déduisait des présages. Par contre les oracles délivrés par les sybillins étaient des rituels plus lourds et plus complexe pratiqués par plusieurs personnes donc on ne pratiquait pas cette voyance tous les jours.
Un autre cas était celui de l’éxticipicium, consistait à lire l’avenir au moment du sacrifice animaux. Comme ce rituel était pratiqué à Rome, on en profitait pour lire l’avenir en même temps. L’aéromancie était sans doute aussi pratiquée à Rome pour savoir quelles étaient les dispositions divines.

La plèbe

La voyance, ou les prophéties n’étaient pas seulement réservés aux élites. La plèbe elle aussi essayait de lire l’avenir. Pour cela elle demandait conseils à des voyants qui se chargeaient de lire l’avenir pour eux. En effet, si la pratique du culte était une chose privée qui se pratiquait à la maison, celle de la voyance, un peu comme aujourd’hui, se pratiquait plutôt avec des personnes qui savaient le faire.

Pour connaître l’avenir, on pouvait regarder les entrailles des rats par exemple mais on se contentait souvent de regarder le vol des oiseaux ce qui pouvait pousser de véritables problèmes d’approche des voyants qui pouvaient adapter leur discours en fonction de la question mais surtout des gens qui la posaient. Ce que l’on remarque c’est que déjà à cette époque certains remettaient en cause les pratiques de voyance même si de grands politiques cherchaient à connaître leur avenir. Au fond, l’homme de pouvoir ne change pas, il veut souvent interdire ou encadrer ce que lui même pratique couramment. Mais sans parler de cet aspect, on remarque que tout de même il existait des formes de scepticismes chez les romains mais comme la divination était aussi souvent liée à la religion, nous pouvons imaginer que ce n’était pas la voyance elle même qui était le plus sujette au questionnement mais plutôt les voyants.

D’autres formes de voyances existaient à cette époque, ainsi l’époque romaine à vu des pratiques comme l’astrologie mais aussi peut-être la numérologie car on dit qu’elle était pratiquée chez les grecs et comme les romains se sont beaucoup inspirés des grecs, cela serait possible. Mais attention, il n’y a pas de certitude sur ce point. 

A lire: Définition Larousse de la plèbe ici.